LOISY 2005
Journée de rentrée du 18
septembre 2005
VIVE LE DIMANCHE !
Lorsque
nous avons choisi, en équipe pastorale, le thème du Dimanche pour la journée de
rentrée paroissiale, un débat a eu lieu sur l’accroche à inscrire sur les
tracts. Fallait-il choisir : Vivre le Dimanche ou Vive le Dimanche ? !
D’une
manière générale, le Dimanche est perçu comme un jour de fête, un jour positif,
sauf l’hiver en fin de journée, lorsque se profile la fin d’un jour tranquille,
on l’on s’ennuie un peu parfois, et la perspective du retour du lundi et du
sempiternelle Métro-boulot-dodo… Alors on se distrait en regardant le film du
dimanche soir comme pour prolonger ce jour béni !
En
faisant un petit tour des chansons sur le dimanche, on retrouve bien ce qui
nous fait espérer, chaque lundi matin, le retour du dimanche :
Henri
Salvador résume d’une manière merveilleuse la perception positive que nous
avons généralement du dimanche lorsqu’il chante :
« Il
fait dimanche et tous les jours
A
chaque fois que tu souris
C’est
la revanche de l’amour
Sur
le temps qui passe, sans bruit »
Oui,
le dimanche est synonyme d’aventures amoureuses, amourettes passagères ou coup
de foudre pour la vie :
« ça
c’est passé un dimanche,
un
dimanche au bord de l’eau
Elle
avait sa robe blanche
Lui
son nique poker à carreau… » chante Maurice Chevalier
Même
si Juliette Greco de sa voix grave déclare « Je hais les dimanches »,
l’on comprend vite la raison pour laquelle elle ne les aime pas :
«Les
jours de la semaine
sont vides et sonnent creux
Mais
il y a pire que la semaine
il y a le dimanche prétentieux
Je
hais les dimanches !
Tu
travailles toute la semaine et le dimanche aussi
c’est
peut-être pour ça que je suis de parti pris,
Chéri,
Si simplement tu étais près de moi
je serai prête à aimer tout ce que je n’aime
pas :
Les
dimanches de printemps tout flanqué de soleil
qui
efface, en brillant, les soucis de la veille,
les
dimanches plein de ciel bleu et de rires d’enfants,
de
promenades d’amoureux aux timides serments,
et
de fleurs aux branches, et de fleurs aux branches
Et
tous les honnêtes gens que l’on dit bien-pensants
et
ceux qui ne le sont pas mais qui veulent qu’on le croit
ceux
qui vont à l’église parce que c’est la coutume
Et
qui changent de chemise et mettent un beau costume
ceux
qui dorment 20 heures car rien ne les en empêche
ceux
qui se lèvent de bonne heure pour aller à la pêche
Ceux
pour qui c’est le jour d’aller au cimetière
Et
ceux qui font l’amour parce qu’ils n’ont rien à faire
Envieraient
notre bonheur tout comme j’envie le leur
d’avoir
des dimanches,
d’aimer
les dimanches,
de
croire aux dimanches
quand
je hais les dimanches ! »
Dimanche,
jour de fête, jour de chance :
Les
millionnaires du dimanche
laissent
le pain sur la planche
pour
une chemise blanche
qui
leur va beaucoup mieux
Les
millionnaires du dimanche
font
d’une baraque en planche
un
cabanon sous les branches
où
ils sont plus heureux !
Et
mon père à la télé regarde les sports religieusement,
Et moi,
Je
m’en vais l’dimanche à Orly,
Sur
l’aéroport, on voit s’envoler
Des
avions pour tous les pays,
Pour
l’après-midi, j’ai de quoi rêver…
Et nous que faisons-nous le dimanche ? qu’est-ce qui distingue ce jour des autres jours de la semaine ? Que souhaiterions-nous vivre le dimanche : en famille, à la paroisse.
Après
la petite collation qui nous attend où vous êtes invités à faire connaissance
et à vous badger en inscrivant votre prénom et nom
ainsi que la rue où vous habitez, nous vous invitons à vous mettre par groupe
de 6 pour discuter de ce que vous vivez ou voudriez vivre le dimanche.
Regroupez-vous autour d’un membre du conseil pastoral ou, pour les jeunes, d’un
animateur de l’aumônerie. Vous pouvez discuter à l’aide des questions préparées
en vous installant dans une des salles à votre disposition ou en vous promenant
dans le parc. Nous nous retrouverons à 11h45 pour
prier l’Angelus avant la présentation de l’après-midi
et le pique-nique.
Je
vous souhaite un bon dimanche, avec cette charmante chanson de Charles
Trenet :
Où
irons-nous dimanche prochain,
Dans
quel jardin, ma mie
Vers
quel village, sur quel chemin,
Où
irons-nous dimanche prochain.
Dans
quelle maison, pour quel destin,
Nous
accueillera la vie
Nous
quitterons-nous sans trop de chagrin
Si
l’amour meurt dimanche prochain
Si
l’amour vit De quelles joies seront faites nos extases
De
quels aveux, de quels émois de quels soupirs et de phrases
J’ai
toujours peur le lendemain
Quand
on s’éveille d’un rêve
J’ai
peur du jour quand il se lève
Et
qu’il s’appelle dimanche prochain
Tout
est écrit ce n’est pas certain
il tient à nous ma mie
De
mériter pour toute la vie
Un
éternel dimanche prochain