LES GRANDS EVENEMENTS DE L’HISTOIRE DE L’EGLISE
PLAN
I. L’antiquité : naissance du Christ à 692
1. De la fondation de l’Eglise à sa reconnaissance en 313 ou l’expansion du christianisme :
II.Les combats pour la chrétienté : VII-XVIème siècle
1.Le Haut Moyen Age : 692-1073 : Entrée des barbares dans l’Eglise,
2.L’apogée du Moyen Age :1073-1294. La chrétienté.
3. Le déclin du Moyen Age :1294-1517. L’élaboration de l’Eglise moderne.
III. Les temps modernes (1517-….)
1. L’Eglise face à la question de la Réforme (1517-1648) (Luther et le Concile de Trente)
3. La révolution française et ses suites (1789-1848) (Sécularisation et courants libéraux)
4. L’Eglise face à la civilisation moderne (1848 à nos jours). (Oppositions et essais de synthèse).
LES GRANDS EVENEMENTS DE L’HISTOIRE DE L’EGLISE
Buts de cette approche historique : tracer quelques grandes lignes d’une fresque historique de l’histoire de l’Eglise ; former le discernement historique et donner le sens de l’Eglise. L’Eglise même composée de pécheurs est sainte car elle est le corps du Christ, l’épouse du Christ.
1. De la fondation de l’Eglise à sa reconnaissance en 313 ou l’expansion du christianisme
:Pour ce qui concerne le début de l’Eglise, il faut bien sûr relire les actes des apôtres qui montrent comment après la Résurrection de Jésus est née la « voie », une nouvelle « secte juive » appelée le christianisme. Des auteurs profanes tels l’historien Flavius Josèphe ou Tacite évoquent aussi l’existence des chrétiens. A partir de 64, les chrétiens sont largement persécutés. De nombreux
martyrs à Rome, en Gaule, au Proche Orient, en Asie Mineure. En 313, l’édit de Milan par Constantin en Occident et Licinius en Orient marque une nouvelle ère pour l’acceptation et la reconnaissance du christianisme dans l’Empire. Constantin restitue les biens ecclésiastiques confisqués pendant les persécutions, donne le Latran au Pape Sylvestre, construit les églises Saint Pierre, Saint Laurent, Saint Paul hors les murs, lutte contre le paganisme. Hélène sa mère construit la basilique de la Résurrection au Saint Sépulcre et celle de la nativité à Bethléem. 22 Mai 337 : Constantin reçoit le baptême sur son lit de mort. Vers 320, le Dimanche devient jour férié. Un inconvénient : il y aune confusion des pouvoirs politique et religieux. Durant cette période, des païens sont aussi persécutés ( Empereur Théodose de 379 à 395). Il n’y a pas véritablement d’Eglise constantinienne. A côté d’avantages accordés aux chrétiens règne un flou artistique : ainsi, à Constantinople, on trouve l’image de Constantin en Dieu solaire. Le capitole reste dédié à la triade Jupiter_Junon- Minerve. A noter que le christianisme est au départ la religion des villes tandis que dans les campagnes se trouvent les païens. Ce nom donnera d’ailleurs le mot : « paysan ».
2. De l’édit de Milan au second synode in Trullo (692) de Constantinople.
Le IVème siècle est l’âge d’or des pères de l’Eglise. Beaucoup vont au désert, certains passent leurs vies sur des colonnes ! Le monachisme arrive dès le 3ème siècle et se développe surtout vers 310. Moine vient d e « monos », celui qui vit seul et garde la continence.
En 410, Rome est envahie par les barbares (Wisigoths). C’est une période qui permet à l’Evangile de s’étendre grâce à Augustin, l’évêque d’Hippone, Nicaise à Reims, Germain à Auxerre, Hilaire à Poitiers, Martin à Tours, Honorat à Arles, Rémi à Reims ( Clovis est baptisé en 496), Grégoire le Grand en Italie, Colomban en Gde Bretagne, Boniface en Germanie. Clovis est le premier barbare catholique romain et non arien.
L’Eglise s’affirme en affirmant Jésus Christ :
Les religions orientales comme le culte de Mithra sont très présentes. Arius à la fin du 3ème siècle affirme que le Christ est inférieur au Père et créé par lui. Selon lui, le Christ n’a pas une nature humaine complète. Pour Nestorius, il y a deux personnes qui habitent une seule nature humaine. La réponse de l’Eglise sera donnée par le Concile de Nicée en 325 ( la consubstantialité du Père et du Fils). 431 : le Concile d’Ephèse affirme que Marie est la mère de Dieu et non celle de Jésus qui serait devenu Dieu.
Le Concile de Chalcédoine affirme en 451 que le Fils est une personne et a deux natures : l’une humaine, l’autre divine . Cette période est marquée par la lutte contre les hérésies, contre Arius et Pélage notamment. Ce dernier nie la capacité de l’homme à faire le bien. La question du filioque est très présente. Le Saint Esprit est il Dieu ? En 381, le Concile de Constantinople affirme : « Je crois en l’Esprit saint qui est Seigneur et qui donne la vie ».
En 681, le Concile de Constantinople aborde la question de la volonté du Christ et affirme que Jésus a deux volontés distinctes, l’une humaine, l’autre divine, sans confusion ni séparation. Cette époque marque la fin de quatre siècles d’interrogations sur l’identité profonde de Jésus : c’est donc la fin de la querelle christologique ( voir séance précédente sur les conciles).
Cette expansion du christianisme sera freinée après 632 avec la montée de l’islam.
La constitution de L’Eglise :
Les grands sièges s’affirment : Rome, Alexandrie, Antioche, Constantinople, Jérusalem.
La primauté pontificale s’affirme au temps de Saint Léon le Grand (440-461) et de Saint Grégoire le Grand (590-604).
Le culte, la discipline et la morale :
La liturgie se développe avec Saint Damase (366-384) ; de même le chant grégorien, les psaumes à deux chœurs avec Saint Ambroise ( mort en 347). Le monachisme grandit avec Saint Pacôme en Orient, Saint Martin et Saint Benoît en Occident. L’Eglise libérée des persécutions purifie le paganisme par la charité ( hospices), affirme l’égalité de l’homme devant Dieu ( néanmoins l’esclavage persiste). L’Eglise influence la vie sociale. C’est aussi l’époque des grands docteurs de l’Eglise : Saint Athanase, saint Jean Crysosthome, Saint Hilaire de Poitiers.
Au cours des siècles s’élabore une civilisation européenne fondée sur le christianisme. Pouvoirs politique et religieux s’épaulent. Les chrétiens beaucoup moins persécutés qu’avant manifestent à leur tour de la dureté à l’égard des hérétiques. Cette dureté s ‘exerce également vis à vis des musulmans qui la leur rendent bien.
1. Le Haut Moyen Age : 692-1073 : Entrée des barbares dans l’Eglise,
L’Evangélisation de l’Europe de l’Est et la montée de l’islam :
Arrivée des peuples barbares. Au 8ème siècle, l’Europe est évangélisée grâce à des hommes tels Saint Boniface et Saint Collomban. Le premier a évangélisé les allamans ( le lac de Constance est au centre du pays des allamans) tandis que le second a évangélisé la Thuringe, la Bavière. L’évangélisation des Germains favorise l’influence d’un droit germanique. Petit à petit, le roi va investir l’évêque. Lutte entre le sacerdoce et le Saint Empire Romain germanique ( querelle des investitures). Tendance à la simonie, cad à tarifier les sacrements. Décadence et rénovation en parallèle du monachisme . Fondation en 909 de Cluny qui est rattachée directement à Rome. Décadence des mœurs du clergé.
A l’inverse arrive une poussée de l’islam. Ils sont arrivés en Espagne par le détroit de Gibraltar, prennent la Sicile, la Provence où ils s’installent et font des raids. (En Espagne, la reconquête attendra le XI ème siècle et est le fait des royaumes d’Aragon, de la Castille, du Léon et du Portugal et s’achèvera en 1492 avec l’expulsion par Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon des derniers musulmans. Sont aussi expulsés les Juifs qui ne se convertissent pas).
L’Empire chrétien d’Occident :
La puissance franque se développe. Le Royaume de Clovis est le premier royaume chrétien orthodoxe ( les autres étaient ariens).
En 800, à Rome, Léon III sacre Charlemagne empereur d’Occident à Saint Pierre de Rome. Confusion entre pouvoir civil et pouvoir religieux. Plusieurs tentatives de réforme mais rien n’aboutira avant celle de Grégoire VII.
Querelle des images dans l’Eglise grecque. En 787, à Nicée est reconnu le culte des images.
Le schisme grec
Première séparation entre Rome et Byzance en 858 avec Photius. Divergences de langue, de compréhension du filioque, de liturgie.
1054 : rupture avec l’Orient. Le cardinal Imbert dépose sur l’autel de Sainte Sophie une bulle d’excommunication.
2. L’apogée du Moyen Age :1073-1294. La chrétienté.
La Réforme grégorienne
1073 : Avènement du pape Grégoire VII qui réalise la réforme dite grégorienne. Le but de Grégoire est de réformer l’Eglise en luttant contre la simonie, le dégradation des mœurs du clergé et de déraciner l’investiture laïque. En 1122 se termine cette querelle dite des investitures. Celle ci est donnée par le métropolitain. Naissance de la centralisation et de la curie.
Lutte contre les hérésies : les Vaudois et les Cathares.
Réforme de Cluny.
Boniface VIII.
Les croisades
Aspect pèlerinage. Aussi notion de guerre sainte. Elles démarrent en 1095 par l’appel d’Urbain II. 8 organisées en terre sainte de 1095 à 1270.
1099 : prise de Jérusalem par Godefroy de Bouillon. Un royaume latin est constitué. Les musulmans vont vite la reprendre. 1244 : Reprise par les alliés du sultan d’Egypte. Echec de la tentative de croisade de Saint Louis au XIIIème siècle. 1291 : Chute de Saint Jean d’Acre et fin des possessions chrétiennes en terre sainte.
Essor des ordres militaires et hospitaliers. Renouveau du monachisme avec Saint Bernard, Saint Bruno, la chartreuse,…
1204 : Saccage de Constantinople par les croisés.
1215 : 4ème concile du Latran. La confession et la communion annuelle sont demandées. Apparition des indulgences.
Le XIII ème siècle est aussi marqué par l’Inquisition.
Les ordres mendiants
La naissance des ordres mendiants ( carmes, franciscains, dominicains) est une réponse de l’Esprit saint face à la simonie, l’hérésie cathare (Saint Dominique), la chute de la vie spirituelle ( essor des carmes ramenés par Saint Louis).
Développement de la scolastique dans les universités.
3. Le déclin du Moyen Age :1294-1517. L’élaboration de l’Eglise moderne.
Période de laïcisation. Naissance de nouvelles valeurs : sentiment national, individualisme, laïcisation. En 1305, le Pape Clément V s’installe en Avignon. La papauté y restera jusqu’en 1376.
Grands schismes d’Occident (1370-1517). De 1374 à 1376, il y a un Pape en Avignon.
L’exégèse critique apparaît. La vie mystique se développe avec Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), la mystique rhénane ( Maître Eckart, Jean Tauler, Ruysbroeck). La dévotion moderne se développe : elle consiste à suivre davantage la vie concrète de Jésus Christ. Livre célèbre : « l’imitation de Jésus Christ » est écrit en 1420 par un moine augustinien et aura une grande influence. Il y a une élite fervente dans les milieux urbanisés. Le salut est une angoisse d’autant que la mort est omniprésente ( danse macâbre). La peste fait des ravages. On recourt de façon désordonnée à la Vierge et aux saints.
Il n’y a pas de véritable catéchisme. Après 1420, il y a un abus lié à la puissance temporelle romaine. La Papauté s’est construit un Etat centralisé et une fiscalité Papale importante s’exerce aux dépens des nations. A Paris, 50% du clergé n’est pas nommé par l’évêque : abbaye de Saint Germain, chapitre de Notre Dame,..Révolution apportée par le livre ( développement de l’imprimerie). Fin XV-début XVIème siècle : diffusion en langue vulgaire de la Bible. Cela favorise une intériorisation de la religion. L’humanisme voit le jour qui met l’homme au centre de l’univers sans référence à Dieu. La fin de l’ère chrétienne se profile. Un voyage de Luther vers 1510 à Rome à l’époque de Jules II, celui qui a décidé la reconstruction de saint Pierre, lui fait mauvaise impression. Système de bénéfice mais une partie du clergé est à la recherche de places d’où une dévalorisation de celui ci. Le clergé est peu instruit et pour une bonne part est concubin.
1. L’Eglise face à la question de la Réforme (1517-1648) (Luther et le Concile de Trente)
En 1507, Jules II lance une indulgence plénière pour pouvoir reconstruire Saint Pierre.
1517 : Luther (1483-1546) affiche ses 95 thèses à la porte de l’église du château de Wittenberg. . Au départ, Luther est un religieux augustinien. Il est taraudé par l’angoisse du salut. Sola fides : seule la grâce de façon imméritée sauve l’homme. Pour lui, la foi justifie et non les œuvres. D’où sa prédication contre les indulgences, contre un salut acquis par les œuvres. Principe de l’Ecriture seule. Grâce à l’imprimerie, les idées de Luther sont connues à Paris dès 1520. En 1521, Luther est excommunié. Il sera protégé par Frédéric de Saxe. Réforme en Allemagne mais aussi en Suisse avec Zwingli et en France avec Calvin ( né en 1509-1564) lequel a vécu aussi à Bâle et à Genève. La paix d’Augsburg en 1555 consacre le principe de la religion du prince : cujus regio, ejus religio. Une guerre de 80 ans va opposer les Habsbourg d’Espagne aux Pays Bas entre 1568 et 1648.
Henri VIII (1509-1547) en Angleterre va s’opposer à Rome et va favoriser l’éclosion de la religion anglicane. Au départ, Rome excommunie Henri VIII pour une question de mariage religieux qui lui est refusé. Autre courant : l’anabaptisme qui refuse le baptême des petits enfants.
Le concile de Trente (1545-1563) : deux grands décrets : la justification et la messe. Le mariage consensuel fondé sur le consentement des époux et non sur la volonté parentale voit le jour ! Création des séminaires avec Saint Charles Borromée puis plus tard au XVIIème siècle Monsieur Ollier qui fonde la compagnie de Saint Sulpice. Catéchisme, redéfinition des dogmes. Développement de nouvelles formes de spiritualité : la Sacré Cœur, le Rosaire. Naissance de la compagnie de Jésus, de l’Oratoire de France. Réformes du carmel ( Jean de la Croix et Thérèse d’Avila). Saint Jean Eudes, saint Vincent de Paul, M.Olier, sainte Jeanne de Chantal. Saint François de Sales qui devient évêque en 1602, écrit l’introduction à la vie dévote en 1609. Celle ci concerne aussi les laïcs ! grands débats dans l’Eglise quant à savoir si la Bible peut être diffusée largement. Une période exceptionnelle malgré les dérives : gallicanisme, quiétisme, jansénisme. La communion dite solennelle apparaît en France sous l’influence de saint Vincent de Paul. Elle regroupe première communion et profession de foi.
Le christianisme pénètre peu à peu les terres lointaines entre le Xvème et le XIXème siècle : le Nouveau Monde, l’Extrême Orient, l’Afrique. Beaucoup de missionnaires sont massacrés
.
2. La rupture de la chrétienté et la naissance des idées modernes.(1648-1789)(Les traités de Westphalie et les lumières).
Période des guerres de religion. Traités de Münster et Osnabrück en Westphalie. Rupture consacrée de la chrétienté. Autriche, Bavière, Irlande, France, Espagne : catholiques. Danemark, Angleterre,.. : protestants. La religion devient affaire du prince. Le gallicanisme se répand en France.
1516 : le Roi peut nommer les évêques.
24 Août 1572 : Massacre de la saint Barthélémy.
1598 : Edit de Nantes qui permet une tolérance vis à vis des protestants.
1685 : Révocation de l’édit de Nantes.
Concordat de Bologne. Le Pape donne l’investiture canonique.
Querelle entre Louis XIV et le Pape Innocent XI ( affaire de la régale).
On a la religion du prince. Eglises d’Etat en Allemagne et en Autriche.
XVIIème siècle : Religion de la grandeur de Dieu, de Jésus Christ imité en lui même, contemplé en lui même ( Ecole Française) et par la charité (Saint Vincent de Paul, saint François de Sales).Reprise de la querelle de la grâce à travers le jansénisme. Luther et Calvin accentuent l’aspect divin au risque de nier la liberté de l’homme (prédestination). Les jésuites (Molina) exaltent l’initiative de l’homme. Pour Thomas d’Aquin, Dieu agit dans et par l’homme.
L’ouvrage de Jansénius ( l’augustinus) est condamné.
Quiétisme : abandon total à la grâce. Tentation de passer au « laisser aller ». Bossuet combat Fénelon, défenseur du quiétisme comme Madame Guyon. Rome condamne Fénelon. La vie spirituelle va tendre à devenir une morale.
Les lumières : l’abbé de Rancay réforme la trappe ; saint Louis Marie Grignon de Montfort, dévotion au sacré Cœur ( Saint Jean Eudes, Marguerite Marie à la Coque). Kant va opposer la raison et la foi. « Ose penser toi même ».
Style baroque. L’esprit des lumières part d’Allemagne pour gagner l’Angleterre et la France.
Voltaire : déisme. Religion naturelle fondée sur la raison.
3. La révolution française et ses suites (1789-1848) (Sécularisation et courants libéraux)
Révolution Française : abolition des privilèges ( nuit du 4 Août), confiscation des biens du clergé. Schisme à partir de la Constitution civile du clergé ( 12 VII 1790) entre prêtres jureurs ou réfractaires. Le clergé est élu par l’assemblée départementale. Massacres de Septembre 1792. La persécution après une accalmie reprendra à partir de Septembre 1797. Sécularisation de la religion. Déchristianisation. Fermeture d’églises même constitutionnelles.
L’Etat prend à son compte l’enseignement et l’assistance publique.
Concordat sous Napoléon le 16 juillet 1801. Napoléon veut restaurer non l’Eglise mais la France. Retour du culte. Après la Révolution, la société qui avait une unité de croyance est devenue pluraliste. L’Eglise doit donc christianiser le monde né de la Révolution Française. Ozanam crée les conférences saint Vincent de Paul : « Il faut christianiser les barbares ».Courants libéraux au 19ème siècle : Lammenais, Lacordaire, Mgr Dupanloup. L’Eglise va soutenir Bonaparte, Louis XVIII, Charles X, les révolutions de 1848 pour soutenir l’ordre moral. L’Etat dit : « les prêtres à la sacristie ».
1832 : Rome condamne les thèses du journal l’Avenir sur la liberté, la séparation Eglise/Etat, la régénération du catholicisme.
4. L’Eglise face à la civilisation moderne (1848 à nos jours). (Oppositions et essais de synthèse).
1864 : condamnation des libéraux contre la liberté de conscience. Syllabus.
1893 : Rerum novarum. Apparition de la question ouvrière.
Le monde moderne s’est affirmé contre l’Eglise.
L’Eglise a réagi contre le monde moderne. Essai de synthèse. Principe de Chalcédoine : c’est distinct sans être ni séparé ni confondu.
Essor missionnaire au XIX ème siècle : institut de la propagande, missions étrangères,
Vatican I :1869-1870 : dogme de l’infaillibilité pontificale. Concile arrêté.
En France, affaire Dreyfus. Vague violente d’anticléricalisme.
PieX condamne le modernisme en 1907. Le modernisme est cette tentative de conciliation entre la foi et la science.
1903-1910 : Lois de séparation de l’Eglise et de l’Etat tant en France ( 1905) qu’au Portugal (1910).
1920 : Fondation du scoutisme en France par le père Sevin. Mouvements d’action catholique.
1929 : Accords du Latran entre Mussolini et Pie XI. Création des Etats pontificaux.
Pie XI condamne en 1937 les totalitarismes : communisme athée, nazisme ( Mit brennender Sorge), ..
1948 : Naissance à Amsterdam du COE : Conseil œcuménique des Eglises.
1954 : Affaire des prêtres ouvriers condamnés par Rome.
Persécutions dans les pays de l’Est.
1962-1965 :Vatican 2 : place de l’Eglise dans le monde de ce temps.
Problème des traditionalistes ( Marcel Lefèbvre).
Pontificat de Jean Paul 2 exceptionnellement long. Un enseignement colossal, de très nombreux voyages. Tentatives de rapprochement œcuménique mais quelles avancées ont été possibles ?
1986 : Rencontre d’Assise avec des représentants des grandes religions.