Formation chrétienne : Réflexion sur l’Église- le 28 Janvier 2003

La place de chacun dans l’Église.

Pape, évêques, prêtres, religieux, religieuses, laïcs,…

PLAN

 

Introduction : Retour sur la séance précédente.

1-Petit déballage en commun.

2-L’Église est apostolique.

3-Sacerdoce baptismal et sacerdoce ministériel.

4-L’évêque et le rôle du Pape.

5-Les diacres et les diacres permanents.

6-Le ministère presbytéral.

7-Vocation baptismale et vocation religieuse.

8-Les instituts séculiers.

9-Les vierges consacrées.

10-Les fidèles laïcs.

Bibliographie.

Prière.

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Retour sur la séance précédente :

Il me semble important de revenir sur le débat de la fois précédente. Peut on dire : Jésus, le Christ, oui et l’Église, les chrétiens, non ! car ils ont défiguré le message ? Souvent, certains ajoutent : il y a eu l’inquisition, les croisades, les guerres de religion, l’affaire Galilée ! A mon sens, cette réaction fait fi de ce que l’Église a été voulue par Jésus lui même : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église et les puissances de la mort ne l’emporteront pas sur elle ! ». L’Église est animée par l’Esprit Saint ; elle est l’Épouse du Christ. Elle est certes composée d’hommes et donc de pécheurs mais ces pécheurs ont accès à la miséricorde infinie de Dieu. C’est pour cela que Jésus est venu sur terre : « Je ne suis pas venu pour les justes mais pour les malades, les pécheurs ». D’autre part, l’Église a quand même fait beaucoup de bien. Il ne s’agit pas ici de faire le bilan en positif et en négatif de son action. N’oublions pas cependant que beaucoup d’institutions comme le mariage, les hôpitaux, les patronages appelés centres de loisirs dans la société civile,.. ! Nous pouvons légitimement être peinés, voire horrifiés par l’attitude de l’Église dans telles ou telles circonstances de l’histoire. Jean Paul 2 a par exemple eu des gestes très forts de demande de pardon au cours du jubilé de l’an 2000 vis à vis de nos frères juifs. Le chrétien est donc bel et bien appelée à aimer l’Église comme sa mère et ne peut donc la renier. Essayons d’avoir une vision élargie de l’Église et de l’aimer dans sa diversité. Trop souvent, les gens à la marge peuvent être blessés par un premier accueil un peu froid. Ils ne vont pas au delà et peuvent rester figés sur cette première impression durant des années. Essayons d’aimer l’Église dans ses membres que Dieu aime. Essayons de nous intéresser aux autres groupes de notre paroisse, aux autres communautés, à la vie du Diocèse, à la vie des Églises lointaines, aux autres Églises chrétiennes à travers l’œcuménisme, au dialogue inter religieux aussi. Ne regardons pas l’Église en spectateurs mais goûtons à la joie du peuple de Dieu.

1-Petit déballage en commun : Quelles sont vos questions sur le sujet évoqué ?

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2- L’Église est apostolique :

Nous le proclamons chaque Dimanche dans le Credo. Qu’est ce à dire ? Elle est fondée sur la fois des apôtres et de leurs successeurs : les évêques. La venue de l’Esprit Saint dans la consécration épiscopale est la source de la mission et des pouvoirs de l’évêque. Dans la précipitation de la guerre de 1870, Vatican1 n’a pu aborder que la primauté pontificale. Le Concile Vatican 2 va clarifier la charge épiscopale. L’unité du collège épiscopal tient à l’autorité suprême de Pierre. Le collège des évêques succède au collège des douze apôtres. C’est ce qu’on appelle la succession apostolique.

Un diocèse est une portion du peuple de Dieu confié à un évêque pour qu’avec l’aide de son presbyterium, il en soit le pasteur. (Christus Dominus 11 ;Lumen Gentium 26).

La Conférence épiscopale est obligatoire depuis 1966 (Ecclesiam suam).

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3-Sacerdoce baptismal et sacerdoce ministériel :

Les textes de ces deux derniers Dimanche nous rappelaient l’importance de la vocation. Chacun est appelé par Dieu à se lever à la suite du Christ. C’est ce qui ressort de ces récits qu’il s’agisse de la vocation de personnages de l’ancien testament comme Samuel ou Jonas ou qu’il s’agisse de la vocation de ceux du Nouveau Testament avec l’appel des premiers disciples. Le Concile Vatican 2 ( Lumen Gentium ou LG N°3) le dit : « Tous les hommes sont appelés à cette union avec le Christ qui est la lumière du monde, de qui nous procédons, par qui nous vivons, vers qui nous tendons ». Cette union est représentée et réalisée par le sacrement du pain eucharistique.

Au départ, le sacerdoce est celui de tout le peuple : c’est le sacerdoce dit baptismal puisque chacun est appelé à offrir sa vie en sacrifice de louange au Père (Rm12,1). Pour comprendre le lien entre le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel, il faut relire aussi le Concile Vatican 2 : « Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, bien qu’il y ait entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ. Celui qui a reçu le sacerdoce ministériel jouit d’un pouvoir sacré pour former et conduire le peuple sacerdotal, pour faire , dans le rôle du Christ le sacrifice eucharistique et l’offrir à Dieu au titre du peuple tout entier ; les fidèles eux, de par le sacerdoce royal qui est le leur, concourent à l’offrande de l’Eucharistie et exercent leur sacerdoce par la réception des sacrements, la prière et l’action de grâces, le témoignage d’une vie sainte, et par leur renoncement et leur charité effective. »( LG n°10).

Le ministère de Jésus lui même éclaire le sens du ministère aujourd’hui. « Voici, je suis au milieu de vous comme celui qui sert ». (Luc 22,27). Il l’exprime par sa mort et sa Résurrection. Parmi ces ministères ;, il convient de distinguer des ministères ordonnés ( diaconat, presbytérat, épiscopat) des ministères laïcs ( ne sont officiellement reconnus que le lectorat pour proclamer la parole de Dieu et l’acolytat ( service de l’autel). Ces derniers n’existent pratiquement que comme étape vers le sacerdoce. Pourtant, un catéchiste ( il faut dire une dans 90% des cas !) exerce bien un ministère. La reconnaissance officielle de ministères laïcs autres est à l’étude ( voir Christifideles laïci n°23).

Les ministres ordonnés représentent le Christ à la tête de son peuple ; ils sont configurés au Christ par un sacrement par lequel l’Esprit Saint leur est donné en vue de ce service. Le mot ordre dans l’Antiquité romaine désignait des corps constitués au sens civil, surtout le corps de ceux qui gouvernent. Dans l’Église, on trouve ainsi des groupes appelés ordre des évêques, des prêtres ou des diacres mais aussi ordre des catéchumènes, des vierges, des époux, des veuves ( voir catéchisme de l’Église catholique n°1537).

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4.L’évêque et le rôle du Pape :

Très tôt, s’appuyant sur les épîtres de Saint Paul qui emploient les trois termes d’évêque, de prêtre et de diacre, l’Église a distingué trois degrés dans ce sacrement unique. Les évêques reçoivent la plénitude du sacrement de l’ordre. Ils entrent dans le collège apostolique qui succède au collège des Douze apôtres. Ils sont collégialement envoyés au monde entier et portent en commun le souci de toutes les Églises. L’évêque de Rome, autrement dit le Pape, au sein et à la tête de ce collège épiscopal, assume la charge confiée par le Christ à Pierre au milieu des Douze. A Césarée de Philippe, après sa profession de foi, Pierre s’est vu confié une première fois l’Église : « Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église » (Mt16,18). Malgré sa trahison, notre Sauveur a confié à nouveau son Église à Pierre après sa résurrection ( Jean 21,17). Pierre a donc une primauté même si le Christ envoie l’ensemble des onze en mission : « Allez donc, de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit et leur apprenant à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici que je suis avec vous pour toujours jusqu’à la fin du monde ».  » (Mt28,19-20). «  Le Christ a institué dans la personne de Pierre un principe et un fondement perpétuels et visibles d’unité et de foi » (LG18). Le Concile réaffirme ce principe du primat du Pontife romain et de son infaillible magistère. Le Pape choisit et nomme les futurs évêques. Ceux ci sont ordonnés par des évêques déjà en exercice. Le Pape convoque, préside et confirme les Conciles.

Par la consécration épiscopale elle même, les évêques reçoivent la charge de sanctifier, celles d’enseigner et de gouverner mais ils ne peuvent les exercer que dans la communion hiérarchique avec le chef et les membres du Collège. Ils sont seuls à ordonner prêtres et diacres avec qui ils président au nom et place de Dieu le troupeau dont ils sont les pasteurs. L’imposition des mains de l’évêque avec la prière consécratoire constitue toujours le signe visible de cette consécration épiscopale, presbytérale ou diaconale. L’évêque est le principe et le fondement de l’unité dans son Église particulière. L’évêque est le ministre du sacrement de la Confirmation même s’il peut déléguer. L’évêque est tenu de présenter au Pape sa démission lorsqu’il atteint l’âge de 75 ans. Celui ci peut le laisser continuer son ministère. Le Pape quant à lui est élu lors d’un conclave par les évêques qui ont reçu le titre de cardinal. Evêque vient du mot episcopos qui signifie veilleur. Prêtre vient de presbyteros qui signifie ancien et diacre de diaconos ou serviteur.

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5-Les diacres et les diacres permanents :

En communion avec l’évêque et son presbyterium, ils sont ordonnés à la diaconie, cad au service de la liturgie, de la parole et de la charité. Le diaconat, premier degré du sacrement de l’ordre, est au cœur de l’Église le signe efficace du Christ serviteur. Le diacre est un collaborateur de l’évêque dans le service de l’Église et du monde, spécialement dans le monde des plus petits et des pauvres. Il prêche l’Evangile dans la communauté rassemblée, assiste le ministre qui préside l’eucharistie, baptise, bénit les mariages au nom de l’Église, préside la prière officielle de l’assemblée, par exemple lors des funérailles.

Le diaconat permanent a été réintroduit récemment après le Concile Vatican 2 (voir LG n°29). Il existait dans les tout débuts de l’Église. On voyait dans les diacres les successeurs des sept hommes chargés du service des tables tandis que les apôtres assuraient celui de la prière. Le diacre permanent reste dans l’état de vie dans lequel il se trouve au moment de l’ordination : marié ou célibataire. Notons que le terme diacre permanent est impropre car les évêques et les prêtres sont aussi des diacres et le restent !

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6-Le ministère presbytéral

Le prêtre représente le Christ Pasteur. Rappelons nous l’encyclique de Jean Paul 2 sur la question appelée pastores dabo vobis : « je vous donnerai des pasteurs selon mon cœur » ( Ezéchiel). Le prêtre représente le Christ comme tête de l’Église. Le baptisé aussi mais pas de la même manière. Les tâches spécifiques du prêtre sont l’annonce de la Parole de Dieu, la célébration des sacrements en particulier de l’eucharistie in persona Christi, la conduite du peuple chrétien. Le prêtre est à la fois l’aide et l’instrument de l’évêque ; il est appelé à servir le peuple de Dieu. Les prêtres forment avec leur évêque un seul presbyterium.

Il a toujours le souci de rattacher un groupe, une communauté à plus vaste que lui, qu’elle, cad à l’Église universelle. Par l’imposition des mains de l’évêque et l’invocation de l’Esprit Saint lors de l’ordination, un homme devient prêtre. Il promet obéissance à l’évêque et à ses successeurs ; au moment où il est devenu diacre, il a promis d’imiter le Christ serviteur, de garder le célibat, de lire la liturgie des heures au nom de l’Église et pour le peuple de Dieu. Le célibat du prêtre est une promesse et non un vœu comme pour le religieux. C’est une question de discipline ecclésiastique. Il y a une convenance certaine entre le célibat et le sacerdoce du prêtre diocésain. L’Église, en ses débuts, a ordonné des hommes mariés. Le don de l’Esprit Saint configure le prêtre au Christ de façon indélébile pour toujours. C’est un sacrement à caractère comme le baptême et la confirmation. Nul ne peut s’arroger le sacerdoce qui est la réponse à un appel de l’évêque lequel doit effectuer un discernement. Il s’agit d’un appel intérieur ( c’est le désir du candidat) et extérieur ( c’est l’Église qui appelle).

Le prêtre a mission de rappeler que l’Église se reçoit du Christ. Il partage une intimité avec le Christ par sa vie de prière et par son ministère. Il vit ce service dans le monde sans s’y conformer mais s’en évader non plus. Le Christ est l’unique prêtre ainsi que le rappelle la lettre aux Hébreux. Il a offert par sa passion et sa Résurrection le sacrifice parfait.

La question de l’accès des femmes au sacrement de l’ordre : diaconat ; presbytérat. Il y a eu des femmes diacres ainsi que l’atteste une épître de Saint Paul. Il n’y a jamais eu de femmes prêtres. Le Christ était libre de choisir une femme parmi les Douze, d’autant qu’il avait un entourage très féminin, ce qui d’ailleurs n’a pas choqué. D’autre part, il y a une convenance dans un sacerdoce masculin : le prêtre représente le Christ qui est l’époux de l’Église dont Marie est le modèle. Cela dit, c’est l’Église qui décidera sous l’impulsion de l’Esprit Saint. Jean Paul 2 a apporté un non assez définitif au sacerdoce des femmes tandis que le diaconat féminin est à l’étude selon un article récent du journal La Croix. Hier, alors même que je préparais cette séance, j’ai reçu par mail 15 pages que je tiens à votre dipostion sur les femmes prêtres et sur le sacerdoce de Marie.

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7-Vocation baptismale et vocation religieuse :

Le laïc est un fidèle du Christ. C’est un baptisé appartenant au Christ. Il participe à la triple mission du Christ de prêtre, de prophète et de roi. Sa spécificité est ce qu’on appelle sa sécularité, le fait qu’il vive pleinement dans le monde qui est son lieu de sainteté.

Parmi les baptisés, hommes et femmes, quelques uns sont appelés, non pas à une sainteté plus grande que les autres, mais à choisir un état de vie qui est précisément dans l’Église, signe de la sainteté à laquelle, sous des modalités diverses, tous les disciples du Christ sont appelés. Ils décident de professer publiquement les conseils évangéliques proposés à tous. Les religieux s’engagent par vœux à pratiquer la chasteté, la pauvreté et l’obéissance , qu’ils vivent en communauté. La continence parfaite à cause du règne de Dieu a toujours été l’objet de la part de l’Église d’un honneur spécial comme signe et stimulant de la charité et comme source particulière de fécondité spirituelle dans le monde (LG n°42).La vie religieuse revêt des formes diverses : vie contemplative, vie apostolique,.. Parmi les religieux, certains sont ordonnés diacres ou prêtres pour les besoins de la mission.

Don de Dieu à l’Église, solidaire de la condition humaine, exposée aux défis du monde, la vie religieuse est pour tous les membres de l’Église un rappel de leur vocation à une sainteté toujours plus grande. Elle témoigne aussi au milieu des hommes par les choix et les ruptures qu’elle implique, d’une vie évangélique dans l’esprit des béatitudes. Elle rappelle que notre monde passera et elle annonce le Royaume à venir.

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8-Les instituts séculiers permettent à des hommes et à des femmes de vivre la vie consacrée ( cad avec les trois vœux de pauvreté, chasteté, obéissance) tout en gardant les conditions de vie communes à ceux qui les entourent. Ils vivent seuls et conservent un travail comme n’importe lequel de leurs semblables.

9- Les vierges consacrées :

Les vierges consacrées vivent aussi cette vie séculière avec ses trois vœux en obéissant à un évêque particulier pour le service d’un diocèse précis. Elles vivent seules.

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10-_Les fidèles laïcs :

Ils sont appelés eux aussi par le Seigneur. Christifideles laici commence ainsi : « L’appel ne s’adresse pas seulement aux Pasteurs, aux prêtres, aux religieux et religieuses. Il s’étend à tous : les fidèles laïcs, eux aussi, sont appelés personnellement par le Seigneur, de qui ils reçoivent une mission pour l’Église et pour le monde… Le Christ les envoie en toute ville et en tout lieu où il doit aller Lui même…Il n’est permis à personne de rester à ne rien faire. Les laïcs ont à « chercher le règne de Dieu à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu ». Leur but est de connaître la radicale nouveauté chrétienne qui découle du Baptême, sacrement de la foi. Toutes leurs activités, leurs prières et leurs entreprises apostoliques, leur vie conjugale et familiale, leurs labeurs quotidiens, leurs détentes d’esprit et de corps, s’ils sont vécus dans l’Esprit de Dieu, et même les épreuves de la vie, pourvu qu’elles soient patiemment supportées, tout cela devient offrandes spirituelles agréables à Dieu par Jésus Christ ; et dans la célébration eucharistique ces offrandes rejoignent l’oblation du Corps du Seigneur pour être offertes en toute piété au Père. C’est ainsi que les laïcs consacrent à Dieu le monde lui même, rendant partout à Dieu dans la sainteté de leur vie un culte d’adoration. Signalons dans cette encyclique au passage cette belle expression de Jean Paul 2 : la paroisse doit être la fontaine du village où chacun vient étancher sa soif.

Les laïcs sont appelés tout spécialement à assurer la présence et l’action de l’Église dans les lieux et les circonstances où elle ne peut devenir autrement que par eux le sel de la terre (LG n°33)..

Notons que quelle que soit la charge reçue, il doit régner entre tous une véritable égalité (LG n°32). Saint Augustin dit ainsi : « Si ce que je suis pour vous m’ épouvante, ce que je suis avec vous me rassure. Pour vous en effet, je suis l’évêque ; avec vous je suis un chrétien. Evêque, c’est le titre d’une charge qu’on assume ; chrétien, c’est le nom de la grâce qu’on reçoit. Titre périlleux, nom salutaire » (LG n°32). Vous voyez que l’Église n’a rien d’une pyramide. Ce qui doit primer, c’est le respect mutuel, la complémentarité entre les vocations, l’unité réalisée par l’Esprit Saint et par l’eucharistie ( « l’Église fait l’eucharistie et l’eucharistie fait l’Église » disait le cardinal de Lubac) et enfin le désir de la mission, cad de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

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Bibliographie :

Concile Vatican 2- Centurion

Les fidèles laïcs ou Christifideles laïci- Jean Paul 2

Catéchisme pour adultes des évêques de France-

Catéchisme de l’Église catholique Mame 1992

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Prière :

Priez le Maître de la Moisson !

Notre Père,

Pour que ton Nom soit sanctifié,

donne –nous l’Esprit de sainteté,

Pour que ton règne vienne,

choisis parmi nous des prophètes,

Pour que ta volonté soit faite,

appelle des jeunes à te suivre,

Pour que ton pain soit partagé,

choisis parmi nous des serviteurs pour le rompre.

Pour que nous vivions le pardon,

donne-nous des ministres de ta tendresse.

Garde nous de succomber à la tentation du découragement

dans notre marche à la suite de Jésus,

ton envoyé,

ton Fils,

et notre frère,

qui vit avec toi dans l’unité de l’Esprit,

Dieu, pour les siècles des siècles,

Amen.

Eric Julien du Service National des Vocations

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