Agnès BAL - Loisy, 19 septembre 2004

«  L’émerveillement dans le cœur de l’Homme »

 

Parler du «  l’émerveillement » ce n’est pas évident, alors je préfère vous faire part d’une expérience que j’ai vécue, il y a quelque temps, au catéchuménat.

A l’Accueil de notre paroisse, des personnes viennent pour en savoir un peu plus sur la religion chrétienne, d’autres demandent tout de suite comment se préparer au baptême ou à la première communion, ou à la confirmation et sont orientées vers le catéchuménat.

Et voilà, un jour, une jeune femme désire se préparer à la confirmation et les responsables de l’équipe du catéchuménat me demande de l’aider, je suis très heureuse…

C’est d’abord la première rencontre, ouvrir sa porte c’est s’engager à écouter ce que son « invitée » à envie de dire de son histoire, de son désir d’être confirmer mais c’est aussi se trouver des points communs, cinéma, lecture…, partager un peu de sa vie.

Un moment de joie …

Accompagner régulièrement, c’est essayer de donner des réponses à des questions pas toujours faciles à aborder mais nous sommes heureuses de nous retrouver pour parler de ce qui fait notre vie, au regard de l’Evangile. Le Credo est notre texte de travail pour comprendre le sacrement de confirmation, ses implications dans notre vie.

La confiance s’installe au fil du temps, c’est le bonheur de discuter ensemble

.

Elle me demande d’être sa marraine, c’est une joie supplémentaire.

Un dimanche, elle est présentée à toute la communauté, elle est accueillie, je ne suis plus la seule à la « connaître », les personnes que je retrouve à la messe, elle les connaît désormais,

et se sentira ainsi plus à l’aise.

La communauté c’est important, grand merci à vous …

Un jour, c’est la joie de rencontrer sa maman et de parler ensemble de tout ce temps que nous avons déjà passé à préparer ce grand jour, plus de six mois déjà……. Je n’ai pas vu le temps passer !!!

L’amitié nous rapproche toutes les trois

La date approche, la « postulante » doit faire une lettre à l’Evêque pour expliquer sa démarche. Coup de téléphone : comment s’adresse-t-on à un Evêque, quelle formule de politesse, tu peux voir avec moi ? Allez bien sûr, viens…

Dimanche 30 mai

Et voilà nous y sommes……nous sommes exactes au rendez-vous à l’Ecole cathédrale, bâtiment qui est proche de la cathédrale. Sa maman est là, son papa n’a pas pu venir car il travaille ce week-end, il est avec nous par la pensée et la prière. La famille qui s’implique, c’est important !

Je récupère auprès des responsables le carton qui porte son prénom, pour une présentation plus facile auprès de l’évêque.

Nous entrons dans la cathédrale, 15O futurs confirmés passent par une porte latérale, un par un avec leur parrain ou marraine, c’est impressionnant.

Nous nous retrouvons parmi tous les visiteurs, cela donne un air de Pentecôte, nous entendons parler toutes les langues. Nous allons dans la nef aux places qui nous sont désignées.

Nous assistons aux Vêpres, quelques chants en latin en trouble plus d’un.

La messe de confirmation commence.

C’est une belle cérémonie, l’imposition des mains par la cinquantaine prêtres et les évêques, est un geste émouvant. Ma filleule me dit un peu son stress, ses inquiétudes, moi je n’en parle pas mais… pas le temps d’y penser, nous avançons en procession vers les évêques.

Nous sommes orientés vers Mgr d’Ornellas. Je présente ma filleule, mon carton à la main, je m’éloigne. Elle reçoit de l’évêque l’imposition des mains et l’onction. . Les mots échangés avec Mgr d’Ornellas sont pour elle seule, elle est profondément heureuse

C’est quelque chose d’intense qui m’est donné de vivre, un cadeau de Dieu. Je ressens à cet instant cet émerveillement.

Nous retournons à nos places et dans ce mouvement nous voyons la foule de tous ceux et celles, familles et amis qui sont venus, émerveillement de voir tous ceux qui nous entourent.

En procession, nous sortons sur le parvis, la foule anonyme regarde, et ma filleule me dit, je sais maintenant ce que veux dire être confirmée  et moi je sais ce que c’est que l’émerveillent au cœur de l’être humain. 

Comme l’a dit Saint François d’Assise :

« Tu es saint, Seigneur Dieu, toi l’unique, qui fait des merveilles »

 

Agnès