Formation St Jo : cycle 2004-2005

Intervention de Jean-Michel BOUSSEMART

Sur Les Pas de François d'Assise

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Vivre l’Évangile dans une Europe Marchande

Comme au temps de François cette question « Vivre et annoncer l’Évangile dans une Europe marchande » est posée à chacun d’entre nous aussi modeste acteur que nous soyons dans la vie économique. Cette question est d’ailleurs bien plus difficile qu’il y a 800 ans parce que l’Europe est bien plus marchande qu’au temps de François et qu’elle ne veut même plus reconnaître ses racines chrétiennes.

La question se pose même de façon plus large, ce qui la rend encore plus difficile. Comment vivre et annoncer l’Évangile dans un Monde marchand ? C’est en effet toute la planète qui est devenue marchande avec des pays de plus en plus nombreux qui veulent se développer, dans lesquels les populations veulent élever leur niveau de vie et regardent avec envie les standards de consommation des pays riches. De plus en plus nous vivons en effet dans une économie qui se mondialise et se globalise dans laquelle les identités nationales tendent à se gommer ce qui n’exclue pas que s’entrechoquent de plus en plus violemment les cultures. La conception ou la finalité de la vie que pouvait avoir un marchand toscan du temps de François ne devait pas être très différentes de celle que pouvait avoir un marchand des villes flamandes ou un bourgeois de Calais. Tous vivaient au moins en terre chrétienne. Les principes philosophiques ou éthiques qui sous-tendent les décisions en affaires d’un entrepreneur chinois ne sont pas forcément inspirés de l’Évangile.

Dans notre monde d’aujourd’hui, celui qui est le nôtre en France en ce début du 21ème siècle, l’économie a pris une place prépondérante. Toutes les chaînes de télé ou de radio, il y en a même qui ne font que cela, tous les journaux vous donnent à l’envie les cours du Cac 40 ou du Sbf 250 ou du Dow Jones ou du Nikkei. Tous ont leurs pages économiques, souvent d’ailleurs résumées à la bourse, tous vous informent plus ou moins bien sur le prix du pétrole, les cours de l’or etc. Notre société continue à vivre cette dérive qui s’est fortement accentuée à partir du 19ème siècle, plus précisément à partir de la révolution industrielle, où la dimension économique de l’homme en tant que producteur ou consommateur qui n’est pourtant qu’une dimension parmi d’autres a pris une ampleur phénoménale parmi tout ce qui nous préoccupe. C’est un fait que le développement économique de nos sociétés occidentales a été faramineux, il se poursuit d’ailleurs, même en France (cf. le livre de Jacques Marseille : la guerre des deux France) et l’on aimerait pour abaisser le taux de chômage qui est une véritable plaie dans la plupart des pays du vieux continent que la croissance soit plus rapide (cf. le rapport récent de Camdessus dans lequel on s’efforce de voir ce qui fait blocage à une croissance plus rapide et voir comment on pourrait y remédier )

Nos sociétés occidentales ultra riches ne sont pas pour autant plus heureuses, au contraire, (cf. le livre de Sœur Emmanuelle : Richesse de la pauvreté), particulièrement la société française où le taux de suicide des jeunes en particulier est devenu l’un des plus élevés sinon le plus élevé des pays développés et où la drogue continue de faire de plus en plus ses ravages.

Ce que je fais, où je travaille

Je travaille dans une petite structure qui est une association de type 1901, à but non lucratif. Nous avons un certain nombre d’adhérents, environ 80, qui sont des entreprises, grosses en général, des banques, des sociétés de gestion de capitaux, des organisations professionnelles etc. pour lesquelles nous faisons une veille économique et financière permanente. Où en est la situation économique dans le monde, où va-t-elle, quels sont les risques de rupture ou d’inflexion sur les marchés mondiaux des matières premières, des actions, des changes, quelles sont les zones les plus dynamiques, quelle politique économique serait la plus efficace pour la France ? etc. . tels sont nos questionnements quotidiens. Nous sommes une petite équipe de 18 personnes avec les avantages et les inconvénients de la petite structure. Cela fait 33 ans que je suis dans cette maison, une telle stabilité est une exception aujourd’hui. Le poste d’observation que j’occupe, est extraordinairement passionnant, amenant à s’intéresser aux changements qui s’opèrent dans le monde, vu bien sûr sous les aspects économiques et financiers mais qui peuvent aller au-delà si on le veut bien. Ces changements sont spectaculaires, ils font peur mais ils sont aussi porteurs d’espérance.

Les chrétiens et l’argent ou les chrétiens et l’économie. Arrêtons de culpabiliser et/ou de vouer aux gémonies.

Les relations entre les chrétiens, particulièrement les catholiques, et l’argent ou entre les chrétiens et l’économie sont loin d’être claires. Elles sont même ambiguës et vécues souvent chez nous avec un sentiment de culpabilité qui peut obscurcir notre raison. L’argent, le business n’ont pas souvent bonne presse dans nos milieux où l’on est assez prompt à dénoncer les injustices économiques et sociales sur la base d’analyses quelquefois un peu sommaires, manquant parfois de rationalité et empreintes souvent de sentimentalisme quand elles ne sont pas encore imprégnées de la critique marxiste. Pour beaucoup de chrétiens par exemple, les marchés financiers sont considérés comme des horribles choses où l’on ne rencontre que des gens peu fréquentables qu’on appelle « spéculateurs » qui n’ont aucun sens de la justice et de la morale. La condamnation est souvent vite faite.

Il en est aussi souvent de même en ce qui concerne le jugement que nous avons des relations entre pays riches et pays pauvres. Bien souvent nous culpabilisons ce qui nous amène (nous-mêmes ou nos responsables) à des analyses pas toujours justes qui poussent à de « fausses bonnes » solutions Nous en sommes décrédibilisés auprès des professionnels de l’économie ou de la finance qui ne sont pas chrétiens et la communication entre eux et nous s’en trouve rendue plus difficile

La première observation que je voudrais faire est de nous inviter tous du plus petit au plus grand dans notre église à prendre à bras le corps ces questions économiques et financières de manière rationnelle et non sentimentale pour ne pas dire n’importe quoi, ce qui gêne ensuite pour annoncer l’Évangile. Or Dieu sait que nous avons des choses à dire. La générosité qui doit animer tout chrétien ne s’oppose pas à la raison.

Je prends un exemple. Tout à l’heure Philippe a dit que dans notre monde il n’y a jamais eu autant de pauvres. Relativement à la population du globe cela n’est pas avéré. Avec le développement récent de la Chine et de l’Inde qui fait peur d’ailleurs aux pays développés rien n’est moins sûr. Les statistiques de la Banque mondiale disent d’ailleurs le contraire. Ceci n’empêche pas qu’il y a encore beaucoup trop de pauvres dans le monde, notamment sur le continent africain qui reste rétif au développement. Plus que jamais il faut continuer à lutter pour faire reculer la pauvreté dans le monde et encore chez nous mais il faut lutter avec efficacité, ce qui ne passe pas obligatoirement par des dons ou transferts purs et simples d’argent. Il en faut certes mais il y a plein d’idées que l’on peut mettre en place, comme par exemple d’appuyer la création d’institutions financières pour développer le financement de micro crédits à taux d’intérêt qui soit supportable.

Cette semaine, en France, le Secours catholique a remis son rapport au Premier Ministre disant que le travail ne garantissait plus contre la pauvreté. Le travail devient en effet plus précaire. En tant que chrétien notre cœur ne peut qu’être bouleversé en entendant cela et heureusement. Nous aurions à faire un rude examen de conscience si tel n’était pas le cas. Mais les bons sentiments n’empêchent pas de faire fonctionner notre intellect de manière à aider le plus efficacement toutes ces personnes qui sont dans la précarité. Il s’agit peut-être moins de redistribuer de l’argent à ces personnes que de les aider à accroître leur qualification au travail.

L’argent, l’économie, le marché financier ne sont pas des maux en soi. Sils n’existaient pas il faudrait les inventer. Ce qui peut être un mal c’est l’utilisation que l’on peut en faire.

Gagner de l’argent, selon les standards en vigueur dans notre société, en faisant correctement son travail de manière à pouvoir se procurer dignement ce dont nous avons besoin, nous-même et notre famille, pour vivre décemment aujourd’hui et demain est hautement louable. Ne plus penser qu’à cela pour consommer plus aujourd’hui ou accumuler plus pour demain dans l’ignorance voire le mépris de ceux qui nous entourent en n’hésitant pas à faire des entorses à la loi et a fortiori à la morale n’est pas digne de l’Évangile et devient condamnable.

Vis-à-vis de l’argent, de l’économie et de la finance arrêtons de condamner a priori le système économique et financier, arrêtons de culpabiliser. Formons davantage notre intelligence sur toutes les questions que pose l’évolution du système économique dans lequel nous vivons, intéressons-nous à ce que l’Église en dit, à ce qu’en disent des patrons chrétiens, il y en a plus que l’on ne pense (cf. le livre de Jean-Pierre Audoyer : Patrons et Chrétiens). Relisons peut-être en essayant d’actualiser ce que disaient les Évêques de France il y a quelque temps déjà sur « les nouveaux modes de vie ». Lisons les actes des Semaines sociales de France qui retrouvent une deuxième jeunesse et dont on parle de plus en plus dans nos milieux. Sachez qu’il y a un certain désarroi dans notre monde économique d’aujourd’hui d’autant que celui-ci n’est pas à l’abri d’une crise majeure, systémique comme disent les savants. Il faut avoir du bagage intellectuel nourri au travers de notre Foi pour aller dire que la voie sur laquelle on est installé pourrait peut-être être infléchie.

Chacun de nous est responsable

Nous vivons dans un système économique de plus en plus complexe avec la mondialisation, la globalisation des marchés, la financiarisation etc. La finance comme on dit est de plus en plus omniprésente ce qui fait frémir parfois à tort souvent à raison.

Au cours de ces quinze dernières années, depuis la chute du mur nous avons vécu deux évènements majeurs parmi plein d’autres. Le premier est l’effondrement de l’économie centralisée du type soviétique qui depuis la fin de la guerre 1939-1945 se posait en challenger du système de l’économie de marché. Le second est la perte de vitesse du modèle capitaliste rhénan incarné par l’Allemagne et à sa manière aussi par le Japon face au modèle capitaliste anglo-saxon. Les performances de l’économie américaine ou britannique font désormais plus envie que les performances des économies allemande ou japonaise. Pour faire bref, dans le modèle anglo-saxon le court terme est privilégié au long terme, les entreprises doivent dégager du cash tout de suite pour rémunérer leurs actionnaires. Au nom de l’efficacité économique la gestion du marché du travail peut ainsi être brutale. Ces économies ont pourtant peu de chômeurs en raison de leur dynamisme. Dans le modèle rhénan c’est le long terme qui est privilégié de sorte que l’on peut accepter assez longtemps d’avoir une rentabilité assez faible des capitaux si l’on prépare bien l’avenir. Dans ce modèle la gestion du marché du travail est plus favorable aux travailleurs, plus contraignante pour les entreprises Ce modèle était plus doux ou moins dur. Malheureusement ce modèle qui faisait encore l’envie dans les années 1980 avec des performances supérieures à l’autre a mal supporté le choc de la mondialisation. Ce n’est peut-être que temporaire.

Il faut accepter un principe de réalité, on ne peut pas lutter contre la marée et l’on n’empêchera pas le système économique mondial dans lequel nous vivons de fonctionner aujourd’hui comme il fonctionne même si celui-ci n’est pas à l’abri de crises majeures. On n’empêchera pas les délocalisations par exemple. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons rien faire.

Dans une économie de marché chacun est responsable de la façon dont il consomme et de la façon dont il produit. Il n’est pas absurde pour notre consommation de chercher le meilleur rapport « qualité prix ». Ce n’est pas un péché que de chercher à obtenir des rabais ou des remises. Marchander est de bon aloi. Au Moyen-Orient c’est tout un art et l’on vous prend pour un idiot si vous acceptez le prix sans broncher. Le vendeur s’en trouve même frustré. De même pour une entreprise il n’est pas condamnable de chercher à produire le meilleur produit au moindre coût pour se développer et gagner des parts de marché. C’est même un devoir pour l’entrepreneur s’il ne veut pas être éliminé de la compétition, s’il veut maintenir sinon accroître les effectifs qu’il fait travailler. Où les choses ne vont pas c’est lorsque l’acheteur (ou le consommateur) jouit d’une position de force et impose un prix qui ne rémunère plus justement le producteur. Idem pour l’entreprise qui pour vendre moins cher rémunérerait injustement ses salariés.

La recherche du meilleur prix à outrance qui conduirait à une situation d’injustice économique et sociale, le désir de posséder à tout prix, d’avoir tout ou presque tout tout de suite, ne sont pas des valeurs évangéliques. De tels comportements amènent par exemple les grandes surfaces à peser sur les prix d’achat, ce qui s’opère au grand dam du producteur qui va vouloir se rattraper en pesant lui-même sur ses coûts, donc sur les salaires et en accélérant la productivité de la main d’œuvre. On voit vite le système inhumain vers lequel on peut être entraîné. Nous chrétiens avons sûrement à résister aux sirènes de la « sur consommation » à la mode de notre société d’aujourd’hui, c’est de notre responsabilité individuelle.

La recherche du plus bas coût de production au mépris de l’homme qui travaille, la course aux profits pour les profits ne sont pas non plus des valeurs évangéliques. Un chrétien chef d’entreprise ou ayant des responsabilités de cadre dirigeant doit savoir refuser ces engrenages .C’est de sa responsabilité personnelle. Évidemment c’est plus facile à dire qu’à faire.

Un salarié dans l’entreprise s’il est chrétien a aussi une éthique à partager quant aux relations avec ses supérieurs ou avec ses subordonnés ou quant aux relations avec son propre travail. C’est aussi de sa responsabilité personnelle.

Dans un monde économique qui a perdu de son éthique

(cf. le livre de Jean-Loup Dherse et de Dom Hugues Minguet : l’Éthique et le chaos) à mesure qu’il s’est éloigné de Dieu, nous chrétiens par nos comportements micro économiques de consommateur, de producteur et ce quelle que soit notre fonction, nous avons à témoigner et pouvons témoigner de cette éthique chrétienne qui prend sa source à l’Évangile C’est de notre responsabilité personnelle. Contrairement à ce que l’on pourrait penser le monde économique ou le monde financier savent combien ils sont fragiles et que le bonheur n’est pas au bout de leurs chemins. Leur rappeler que l’homme vaut plus que ce qu’il est capable de consommer ou de produire, vaut plus que sa capacité à générer des profits est de notre responsabilité. Si nous ne le faisons pas qui le fera ? Cela n’empêchera pas d’avoir un système économique qui tournera efficacement car avoir le souci de l’autre n’empêche pas a priori de rester efficace et innovant.

Une conversion permanente dans une communauté vivante.

Cette évangélisation de nos comportements économiques et donc in fine de la sphère économique et financière est nécessaire et possible. Ce n’est certes pas facile et l’on peut se décourager ou se faire rapidement « renvoyer dans ses buts » par notre entourage si l’on y va avec ses gros sabots. Il faut y aller, avec sa foi et sa raison, avec son cœur et son intellect. Et pour cela on n’est pas seul

Nous avons avec nous des « munitions » avec la prière, la parole de Dieu, les sacrements, la communauté ecclésiale. N’oublions pas que le Seigneur nous a promis l’Esprit Saint. Pour témoigner et vivre l’Évangile dans une Europe ou plutôt dans un monde marchand nous sommes appelés à nous convertir en permanence, c’est-à-dire à regarder le Christ et, avec nos qualités et nos faiblesses, à essayer chaque jour de mettre en pratique son Enseignement. Nous avons aussi des témoins dont nous pouvons nous inspirer, les saints d’hier et d’aujourd’hui.

La sphère marchande s’élargit, plutôt que de nous lamenter de son fonctionnement qui n’est pas toujours évangélique, témoignons de ce que la gratuité puisse reprendre davantage de place dans le système Que la sphère du gratuit puisse à nouveau s’élargir n’est pas de l’ordre de l’utopie. Ça peut se faire comme dit l’autre. Cela implique évidemment pour chacun de nous de se donner, certainement plus aujourd’hui qu’hier et plus encore demain qu’aujourd’hui à l’image du Christ.

Qui nous fera voir le bonheur ? Ce monde ultra riche dans lequel nous vivons, qui n’empêche malheureusement pas la misère qui reste un scandale inacceptable, ce monde économiquement sur performant et dont les rouages économiques et financiers sont devenus extrêmement complexes est un monde qui a perdu la joie. C’est ce qui a frappé Sœur Emmanuelle quand elle est rentrée d’Égypte et c’est ce que nous pouvons observer. Ce monde qui a perdu la joie a perdu aussi l’espérance, à preuve dans tous les pays européens le taux de fécondité des couples est passé en dessous du seuil de renouvellement du seuil des générations. A terme la population va baisser, le processus est commencé et va s’accélérer sauf accentuation de l’immigration. Il est probable que les populations immigrées ne seront d’ailleurs pas en majorité des populations de civilisation chrétienne. Nous chrétiens, solidaires de ce monde, vivant dans ce monde devons témoigner de la joie et de l’espérance.

Une observation au passage liée à la baisse de la fécondité. Le vieillissement démographique à l’œuvre dans nos pays va être un véritable problème qui nécessitera beaucoup d’argent ; L’argent ne suffira pas. Il faudra aussi beaucoup de cœur, de tendresse pour s’occuper des personnes âgées, sans famille ou oubliées de leur famille et sur ces points les chrétiens seront encore plus appelés à être des véritables témoins de la civilisation de l’amour.

Tout cela n’est pas facile mais nous ne sommes pas seuls. Le Seigneur est avec nous, il nous l’a dit. Il se manifeste entre autres par les frères et sœurs qu’Il met sur notre chemin et en particulier par ceux qui font partie de notre communauté paroissiale, en l’occurrence St Jo. C’est là l’un des endroits privilégiés où nous pouvons nous ressourcer, nous former, où nous pouvons partager et prier. Je crois que chacun de nous a une responsabilité particulière à se donner pour faire vivre notre communauté pour que celle-ci soit encore plus vivante et plus rayonnante des valeurs évangéliques qui sont les seules vraies clefs du bonheur. Rappelons-nous les actes de Apôtres. Et puis notre communauté n’est pas seule, elle s’inscrit dans la vaste communauté de l’Église, c’est-à-dire de la communauté mondiale des chrétiens et cela fait du bien de penser que peut-être en ce moment. des chrétiens d’Amérique ou d’Asie ou d’ailleurs sont réunis et partagent comme nous sur « Comment vivre de l’Évangile dans un monde marchand ». Il n’est pas sûr que nous les rencontrions à Assise en octobre 2005, mais peut-être que nos jeunes rencontreront leurs jeunes à Cologne cet été aux JMJ. C’est formidable de penser que cela est possible.

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Jean-Michel Boussemart