| LA PRESSE EN PARLE : | |
| MADAGASCAR : | Bertrand
de Bourran 2002-2004 |
| BRÉSIL: | Anne
Genolini 2001-2003 |
Partir avec la Délégation
Catholique pour la Coopération
En 2004, la Délégation Catholique pour la Coopération (DCC) a permis à 250 personnes de partir en mission à l'étranger. Rencontre avec Anne Genolini, 31 ans, ancienne volontaire.

aventure de Anne Genolini avec la DCC remonte à l'année 2001. Elle travaille alors comme gestionnaire comptable pour le Téléthon, depuis six ans. Certes, son métier l'intéresse et sa vie extra-professionnelle est bien remplie. Mais une question ne cesse de la tarauder : sa vocation. Suite à une retraite à Manrèse sur le thème : « Risquer sa vie ou la placer sans intérêt », elle décide de partir avec la DCC. Une fuite ? « Certainement pas, réplique Anne. Dans ma vie, j'avais l'impression que tout était tracé et que je ne parvenais pas à donner le meilleur de moi-même, l'avais besoin de changer de paysage, de prendre du recul...
C'était l'appel du grand large ! »
Sérieux. Mais attention, car partir en mission à l'étranger pendant une ou deux années réclame un discernement rigoureux. « L'appel du grand large » n'est pas suffisant. Et c'est justement ce qu'offre la DCC. Comme Anne Genolini, tous les candidats au volontariat sont d'abord sélectionnés, accompagnés dans leur réflexion, et enfin, formés avant leur départ. Tout un parcours échelonné sur 6 mois : deux sessions de deux jours pour leur donner des éléments de réflexion sur les enjeux des rencontres interculturelles et l'engagement dans des projets de développement à l'étranger ; un stage de préparation au départ de 12 jours autour de trois axes : la connaissance du contexte (politique, social, religieux...), l'insertion dans un projet de développement local, et la vie personnelle (affective, santé, gestion de conflits...).
Cette année, sur 2000 candidats, 250 sont partis. « A la fin de ce temps de sélection très sérieux, explique Anne Genolini, la DCC m'a proposé de partir au Brésil pour occuper un poste de gestionnaire comptable. » Dès le mois d'octobre 2001, notre jeune volontaire s'envole. Direction Guajarà-Mirim, une ville frontalière avec la Bolivie. Difficile de résumer les deux années qu'elle a passées là-bas : apprentissage de la langue, découverte d'une autre culture, moments de découragements et de joie, engagements sur la paroisse... « J'y ai vraiment gagné en maturité. Le fait d'être étrangère dans un pays m'a beaucoup appris. Car lorsque personne ne vous connaît, vous êtes obligé de faire vos preuves dans beaucoup de domaines. Et puis il faut passer beaucoup de temps à écouter les personnes et à les regarder pour essayer de comprendre leur façon de faire, d'être, de voir la vie... Cela fait grandir en humilité. »
Solide. Dans cette grande aventure à l'étranger, la DCC offre son soutien : 45 chargés de mission suivent les volontaires, l'avancée de leur projet à distance et leur rendent visite. Au moment du retour, la DCC propose également deux sessions de deux jours pour relire ce qui a été vécu, puis trois sessions d'aide à la recherche d'emploi. « Le retour est pour tout le monde un moment difficile et l'on met plus ou moins de temps à se "réadapter". Être accompagné est donc une aide très précieuse. Je crois que lorsqu'on s'embarque dans une mission longue à l'étranger, il est bon de s'appuyer sur quelque chose de solide. Et c'est ce qu'offre la DCC. » a
> contact : Délégation Catholique pour la Coopération,
11, rue Guytonde Morveau,
75625 Paris Cedex 13,
01 45 65 96 65,
www.ladcc.org, dcc@ladcc.org
Extrait de : Paris-Notre-Dame N°1053 du 2 septembre 2004