L’ORGUE DE SAINT JOSEPH DES EPINETTES



L’association des amis de l’orgue de Saint Joseph des Epinettes s’est attelée depuis 2006 à la restauration totale de l’instrument qui, après une série d’interventions malheureuses était dans un état qui ne reflétait plus sa splendeur première.


HISTOIRE DE L’INSTRUMENT


C’est un ancien orgue de salon construit à l’origine par Aristide Cavaillé-Coll (1811-1899) à une date non précisée (vraisemblablement 1898) pour la Comtesse Anna de Noailles. Il fut revendu en 1905 à la famille Aviné de Dreux (Eure et Loire) qui le destinait au petit-fils de la famille, Emile (élève d'Alexandre GUILMANT et de Louis VIERNE) en récompense de son premier prix d’orgue (1904). L’instrument fut effectivement installé durant plusieurs années dans la demeure du jeune organiste à Gisors (Eure).

Emile Aviné fut d’abord suppléant de Louis VIERNE à la cathédrale Notre-Dame de Paris de 1904 à 1908 avant d’avoir sa propre tribune. On possède l’échange de correspondance entre l’abbé Conteville (premier curé de St Joseph) et Emile Aviné entre septembre et novembre 1910): ce dernier venant s’installer définitivement à Paris veut céder l’orgue à une église. Une vente a d’abord été envisagée à une abbaye bénédictine du Luxembourg. L’affaire ne s’étant pas faite, l’instrument est finalement vendu à la paroisse St Joseph des Epinettes à la fin de 1910 pour la somme de 6.000 francs.

Son démontage et son remontage seront assurés par Charles MUTIN, successeur de Cavaillé-Coll, au printemps 1911. Le buffet est agrandi et la composition augmentée par Mutin de plusieurs jeux après la première guerre mondiale (1919-1920) mais il parvint sans grand changement malgré une restauration de Müller jusqu'aux années 1980. Des transformations importantes mais inachevées ont nécessité la refonte totale de l'instrument, refonte confiée au facteur flamand Gérard Pels d'Hondt. Les travaux ont commencé en 2007 et se poursuivent encore actuellement pour s’achever normalement en 2009.


COMPOSITION PREVUE APRES RESTAURATION

9 jeux répartis sur trois claviers de 56 notes et un pédalier de 30 notes. Transmission mécanique. Accouplement : G.O./Pos. Tirasses : G.O., Pos., Réc. Tremblant au G.O. et au Positif.


1er clavier : 

Positif de dos :

Bourdon 8'
Prestant 4'
Flûte 4'
Flageolet 2'
Sesquialtera II rgs
Cymbale III rgs
Cromorne 8'Cornet V rgs

2ème clavier :

Grand-orgue :

Montre 8'
Bourdon 8'
Prestant 4'
Octave 2'
Fourniture V rgs


3ème clavier :

Récit expressif :

Principal 8'
Viole de gambe 8'
Voix céleste 8'
Trompette 8'

Pédale :

Bourdon 16'
Bombarde 16'



 

 

 

 

 

Ancienne composition (1984) avant la restauration de Gérard Pels

Positif :

Flûte à cheminée 8'
Principal 4'
Nasard 2' 2/3
Principal 2'
Tierce 3' 1/5
Mixture IV rgs
Trompette 8'

Grand-orgue :

Montre 8'
Bourdon 8'
Prestant 4'
Doublette 2'
Larigot 1' 1/3
Mixture III rgs

Echo expressif :

Bourdon 16'
Principal 8'
Unda maris 8'
Flûte en bois 4'
Grosse tierce 3' 1/5

Pédale :

Flûte 8'
Bombarde 16'




ETAT D’AVANCEMENT DES TRAVAUX A LA FIN DE L’ANNEE 2008


La première phase de restauration avait concerné les jeux du clavier de Grand Orgue (2è clavier sur la console) et s’était achevée à la fin de l’été 2007. La seconde phase s’est concentrée sur les jeux du clavier de résonance (3è clavier sur la console). A savoir :


Les phases suivantes seront :



Le coût de la restauration repose entièrement sur l’association des amis de l’orgue qui finance la quasi-totalité des frais grâce aux dons qui lui sont faits. Rappelons qu’il est délivré un reçu fiscal aux donateurs qui peuvent ainsi déduire une partie de la somme de leur impôt sur le revenu.

Association des Amis de l’Orgue (40, rue Pouchet – 75017 Paris)



Père Robert POINARD